Un véhicule TPMR immobilisé, ce n’est pas une berline au garage que l’on remplace par une autre. C’est une tournée entière qui ne peut pas partir, parce que le seul autre véhicule équipé d’une plateforme est déjà sur un circuit. Ce guide passe en revue ce qui distingue un véhicule aménagé et les questions à se poser avant d’en acheter un. Il aborde ensuite l’entretien propre à la rampe et à l’élévateur, la façon de préparer l’immobilisation, puis le suivi de la flotte adaptée dans Vetilys.
Véhicule TPMR : ce qui le distingue d’un van ordinaire
Un véhicule aménagé PMR est en général un van ou un minibus transformé par un carrossier spécialisé. La transformation porte sur l’accès, avec une rampe ou une plateforme élévatrice, souvent à l’arrière, parfois sur le côté. Elle porte aussi sur l’intérieur : un système d’ancrage pour immobiliser le fauteuil, une ceinture pour la personne qui reste assise dans son fauteuil, des sièges escamotables ou déplaçables, un plancher abaissé selon les modèles.
Cette transformation est en général homologuée et apparaît sur le certificat d’immatriculation, avec la mention VASP et une carrosserie « handicap ». Vérifiez ce point avec votre carrossier avant l’achat, surtout pour un véhicule d’occasion : un aménagement qui ne figure pas sur les papiers mérite d’être éclairci avant de signer, et votre assureur doit savoir ce qu’il couvre.

Choisir un véhicule TPMR selon vos passagers et vos circuits
Le bon véhicule dépend moins de la fiche technique que des personnes que vous transportez. Avant de signer, posez-vous ces questions :
| Question | Pourquoi elle compte |
|---|---|
| Combien d’emplacements fauteuil, combien de places assises ? | Un circuit qui mêle passagers en fauteuil et passagers qui marchent demande une configuration modulable. |
| Rampe ou plateforme élévatrice ? | Une rampe est plus simple mécaniquement mais demande de pousser le fauteuil ; une plateforme soulève à plat, utile pour les fauteuils électriques lourds, et demande un entretien suivi. |
| Accès arrière ou latéral ? | L’accès arrière demande de la place derrière le véhicule ; l’accès latéral se déploie côté trottoir, à condition que la rue le permette. |
| Quels fauteuils transportez-vous ? | Largeur, hauteur avec la personne assise, poids d’un fauteuil électrique : comparez-les aux cotes données par le carrossier. |
| Achat, location longue durée ? | Le coût de l’aménagement pèse lourd ; une location peut inclure l’entretien, à vérifier dans le contrat. |
Au-delà de 9 places, conducteur compris, le permis et le cadre changent ; de toute façon, une activité de TPMR exercée à titre onéreux relève en général du transport public routier de personnes, avec une inscription au registre. Renseignez-vous auprès de la DREAL de votre région avant d’investir.
Entretien rampe et hayon élévateur : le quotidien et le périodique
L’entretien d’une rampe ou d’un hayon élévateur ne se résume pas à la révision du véhicule. Il y a d’abord le contrôle de tous les jours, par le chauffeur, avant la première prise en charge :
- déplier et replier la plateforme ou la rampe une fois, à vide ;
- vérifier les ancrages, les sangles et la ceinture de l’occupant du fauteuil ;
- repérer le mode de secours manuel, s’il existe, et savoir s’en servir ;
- signaler au bureau le moindre bruit ou à-coup, plutôt que de finir la semaine avec.
Viennent ensuite les vérifications périodiques des équipements de levage. Leur périodicité et l’organisme qui peut les réaliser dépendent de l’équipement et des textes applicables : demandez-les à votre carrossier ou à l’installateur et conservez les rapports. Fixez aussi avec lui ce que le chauffeur peut faire lui-même et ce qui relève de l’atelier.
Vetilys ne propose pas d’échéance dédiée à la plateforme. Notez la date de la prochaine vérification dans les Notes de la fiche véhicule, ou faites-la coïncider avec le prochain entretien, dont l’échéance remonte en alerte à 30 jours sur le tableau de bord.
Immobilisation d’un véhicule aménagé : préparer le plan B avant la panne
La plateforme reste bloquée en position haute un lundi à 6 h 50. Ce jour-là, il est trop tard pour chercher une solution. Préparez-la à froid :
- Un second véhicule aménagé, même plus ancien, si votre volume le justifie.
- Un loueur de véhicules adaptés repéré à l’avance, avec ses délais et ses conditions.
- Un confrère équipé à qui confier une tournée : la sous-traitance de courses de la formule Business enregistre le prix d’achat et la marge, et contrôle les documents du partenaire avant l’affectation.
- Une liste de priorités : quels passagers transporter d’abord, quels établissements prévenir, et dans quel ordre. Quand votre transport adapté répond à plusieurs demandeurs, établissements comme familles, tenez-la à jour.
Dans Vetilys, passez le véhicule au statut « immobilisé » ou « en entretien », ou inscrivez une indisponibilité pour la période du garage : il n’est plus affectable et le conflit apparaît si quelqu’un tente de l’utiliser. Reprenez ensuite ses missions une à une ; la page sur le logiciel planning TPMR montre comment les réaffecter.
Gestion flotte véhicules adaptés : ce que la fiche Vetilys enregistre
Sur la fiche d’un véhicule, la case « Accessible PMR » fait apparaître un pictogramme d’accessibilité à côté du modèle dans la liste de la flotte. Le champ libre « Équipements » décrit l’aménagement, par exemple « Rampe d’accès arrière, 1 emplacement fauteuil avec ancrages et ceinture ». S’y ajoutent les places passagers, la capacité bagages, les Notes, le statut, la propriété (propriétaire, location ou LLD, véhicule du chauffeur), le kilométrage et les échéances d’assurance, de contrôle technique et de prochain entretien.

Deux limites à connaître. Il n’existe pas de catégorie « TPMR » : le véhicule reste un van ou un minibus, repéré par sa mention. Et à l’affectation, le logiciel contrôle la disponibilité, les places et les conflits, pas la compatibilité avec le fauteuil du passager : choisir un véhicule adapté reste le travail du régulateur. Pour la méthode générale des échéances, notre guide sur le suivi des échéances de la flotte s’applique tel quel, et la page chauffeurs et véhicules détaille le module.
Ce que coûte un véhicule aménagé PMR, et comment le suivre
Un véhicule aménagé coûte plus cher qu’un van standard, à l’achat comme à l’entretien, et il passe plus de temps à l’arrêt : chaque embarquement immobilise le véhicule sans faire de kilomètres facturés. La fiche Vetilys porte un coût de revient au kilomètre, que vous calculez à partir de vos propres dépenses, et les dépenses enregistrées par véhicule alimentent les rapports sur une période.

Ce coût doit se retrouver dans vos prix : notre guide sur le tarif du transport PMR montre comment l’intégrer, et la page logiciel TPMR présente le reste de l’activité, des passagers à la facture.
Questions fréquentes sur le véhicule TPMR
Quelle carte grise pour un véhicule aménagé PMR ?
En général, un véhicule transformé pour le transport de personnes en fauteuil porte la mention VASP et une carrosserie « handicap » sur son certificat d’immatriculation, après une transformation homologuée. Ce point se vérifie avec votre carrossier et, avant tout achat d’occasion, sur les papiers du véhicule eux-mêmes.
Comment choisir un véhicule TPMR pour ses circuits ?
Partez des passagers : nombre d’emplacements fauteuil et de places assises, types de fauteuils, accès arrière ou latéral selon les rues desservies, rampe ou plateforme selon le poids des fauteuils. Comparez les cotes du carrossier à celles de vos fauteuils les plus encombrants, puis le coût d’achat et d’entretien à celui d’une location.
À quelle fréquence vérifier une plateforme élévatrice ?
Le chauffeur la manœuvre à vide chaque jour avant la première prise en charge. Les vérifications périodiques des équipements de levage ont leur propre périodicité, qui dépend de l’équipement : demandez-la à votre carrossier ou à l’installateur, conservez les rapports et notez la prochaine date sur la fiche du véhicule.
Vetilys repère-t-il les véhicules adaptés dans la flotte ?
Oui : la case « Accessible PMR » de la fiche véhicule affiche un pictogramme d’accessibilité dans la liste de la flotte, et le champ « Équipements » décrit l’aménagement. Le logiciel n’empêche pas pour autant d’affecter un véhicule non adapté à un passager en fauteuil : le choix revient au régulateur.
Votre flotte adaptée, suivie au même endroit
En démonstration, nous saisissons un de vos véhicules aménagés, ses équipements et ses échéances, puis nous regardons comment l’immobiliser et réaffecter ses missions.
